Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /home/clients/08b2940cb220813cf95a4dd05d720110/web/config/ecran_securite.php on line 283

Le poil du pinceau divin

Je ne suis qu’un poil du pinceau que tient Dieu dans sa main pour peindre l’univers.
Il faut savoir s’effacer devant l’œuvre du Maître et se réjouir d’y participer comme un serviteur quelconque, comme un poil de pinceau quelconque parmi tant d’autres.
Quand j’ai rencontré Dieu il y a 30 ans à l’âge de 25 ans ou plutôt quand Il s’est révélé à moi, j’étais livré à moi-même et manquais de discernement.
Je m’imaginais que j’étais à moi seul le pinceau de Dieu et que je le dirigeais moi-même sur la toile de l’univers au gré de ma fantaisie et de mon humeur.
Je voulais reproduire à ma façon le chef-d’œuvre du Maître en m’y inspirant au lieu me laisser guider par sa main et en m’émancipant de Lui.
Cela m’a valu à l’époque quelques gros déboires de la part des autres poils du pinceau qui m’entouraient et à qui je ne laissais pas la place qui leur revenait.
En voulant jouer solo la symphonie du Maître, je créais la cacophonie dans l’orchestre.
En voulant reproduire la musique Divine, je jouais faux, je chantais faux au point de casser les oreilles de ceux qui m’entouraient.
A ma décharge, je dirais que j’étais livré à moi-même sans conseiller spirituel, que j’étais inexpérimenté, défaut de jeunesse.
Aujourd’hui, je ne joue pas plus juste, je ne peins pas mieux, mais je sais rester à la place où Dieu m’a placé et à mon niveau participe à la musique Divine, au tableau Divin.
Tout poil de pinceau est prédestiné à peindre, tout instrument de musique est prédestiné à jouer de la musique, cela ne veut pas dire que le tableau est peint d’avance, ni le morceau de musique joué d’avance.

René Courset, le jeudi 7 novembre 2013